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La Terre au Paléozoïque

Je vais vous faire voyager du Cambrien jusqu'au Permien. Vous ferez connaissance avec la faune du Paléozoïque. De l’inostrancevia aux diictodons. Vous voyagerez à travers les ères pour les découvrir. Comme Nick Cutter en somme.

Le Silurien

Publié le 2 Mars 2020 par Laurene Patte

Le Silurien (435-408 Ma)

L'environnement :

 

Le Silurien est une période de stabilisation du climat, marqué par la disparition des calottes glaciaires, qui se traduit par une transgression marine, et la mise en place, sur les plateaux continentaux ainsi immergés, de nombreux récifs.

Quelques organismes caractéristiques :

Organismes marins:

La radiation des Crinoïdes : 

Les Crinoïdes, dont les premiers représentants pourraient remonter au Cambrien, présentent une radiation à partir du Silurien. Ils resteront dès lors largement représentés dans les faunes récifales jusqu'à la crise de la limite Permien-Trias. Après cet événement, ils se développeront de nouveau au Jurassique et au Crétacé, sans toutefois jamais revenir à la diversité qu'ils avaient atteinte au Paléozoïque.

Le succès des Brachiopodes :

Au Silurien puis au Dévonien, les Brachiopodes articulés présentent leur diversité la plus importante, en nombre de taxons d'ordre supérieur (Ordres) plutôt qu'en nombre de Genres ou d'Espèces, comme le montre la figure ci-dessous : tous les Ordres connus y sont représentés (Orthidés, Strophoménidés, Pentameridés, Rhynchonellidés, Spiriféridés, Térébratulidés).

Les Euryptéridés :

Les Euryptéridés constituent un groupe éteint d'Arthropodes marins, apparus à l'Ordovicien et disparus au Permien, mais surtout abondants dans les terrains du Silurien supérieur et du Dévonien. Certains d'entre eux, les Ptérygotidés (ci-dessous, à droite Pterygotus), atteignaient un mètre de long, et représentaient probablement d'importants prédateurs des mers silurienne et dévonienne.

Les premiers végétaux aériens :

A la fin de l’Ordovicien et au début du Silurien voit apparaitre les premiers écosystèmes dans le milieu aériens, la vie sort des océans.

Le milieu aérien présente plusieurs contraintes par rapport au milieu aquatique. Tout d'abord la nécessité d'un tissu de soutien pour maintenir l'organisme, une résistance à la dessiccation tout en permettant les échanges gazeux, les plantes devaient bénéficier de systèmes de dissémination des gamètes (cellules sexuelles) adaptés au milieu aérien. Enfin un système racinaire développé était nécessaire pour pouvoir prélever dans le milieu les nutriments et minéraux nécessaires, il semble que des champignons symbiotiques aient là joué un rôle primordial très tôt.
Après les cyanobactéries, pionnières comme dans le milieu aquatique, les végétaux sont les premiers à quitter le milieu aquatique et à coloniser le milieu aérien. Sans doute dérivant des algues vertes, certains végétaux se retrouvaient, au moins temporairement, en dehors de l'eau. Ceci dût favoriser les caractères présents ou apparaissant qui fournissait des caractéristiques adéquates et jusque là non sélectives (tissu de soutien, résistance à la dessiccation). La baisse du niveau des océans à alors certainement joué un rôle sélectif.

Il se développe en premier lieu dans le milieu aérien, et ceci dès le début du Silurien, des organismes restant près du sol, des lichens, des mousses, des hépatiques. Cette colonisation du milieu aérien par les végétaux fut permis grâce à l'apparition de l'embryon, de la cuticule hydrophobe évitant la dessiccation, des stomates (orifice qui s'ouvrent et se ferment permettant un contrôle des échanges gazeux et de la dessiccation) mais aussi des spores. Apparaissent de plus des tissus conducteurs de sève non xylémiens. Puis les plantes développent des ramifications, le xylème (système conducteur de sève lignifié) qui permet un bon maintient et les premières flores complexes, ceci à la fin du Silurien.

Ils sont très simples sans distinction entre tige et feuilles, ces plantes vasculaires très primitives, les rhyniophytes, mesuraient 2 à 4 cm, sans feuilles ni racines.

À la même époque, de petits arthropodes analogues à des mille-pattes, des acariens sont les premiers animaux sur la terre ferme. Tous ont à des degrés divers des structures permettant la respiration directe de l’air et leurs pelotes fécales montrent que certains se nourrissaient déjà des premières plantes terrestres, en particulier de leurs spores, dépourvues de toxines.
Par leur activité, ces petits arthropodes participèrent au recyclage de la matière organique et à la formation des premiers sols.
Au milieu du Silurien on retrouve donc les premiers écosystèmes dans le milieu aérien, avec des mille-pattes herbivores, des araignées carnivores, des acariens, des collemboles, des détritivores, des décomposeurs fongiques, qui peuplaient les "tapis" constitués de mousses et de trachéophytes primitives.
Mais c'est à la fin du Silurien que l'on a la preuve de l'existence d'un nombre important de petits arthropodes terrestres qui avaient suivi de près la conquête des continents par les plantes, qui, avec l'apparition des racines vont entrainer la formation des premiers sols.

 

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